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Les nouvelles de la Formation continue - Édition 2011 - 2012

Édito

Une culture de la formation continue
En intégrant l'IUFM comme composante, au moment où s'est mise en place la mastérisation de la formation des enseignants,
l'UCP a récupéré en son sein, l'expertise et la culture de la formation continue développée dans le premier et le second degrés
et a apporté à cette culture à la fois une dimension universitaire nouvelle et les apports de ce que l'UCP a construit en compétence
pour le développement de la formation continue notamment en utilisant les possibilités offertes par les recours à la VAPP et à la VAE.

Depuis les années 2000 ont été précisés dans une circulaire (27/ 7/ 01) les principes de redynamisation et de renouvellement
de la formation continue, avec la participation des IUFM qui avaient “vocation à jouer un rôle majeur dans la réponse au cahier
des charges”.

Opérateur privilégié de formation, l'IUFM participait au dispositif ingénierique de formation à plusieurs moments,
dans des groupesde travail parfois institutionnels (conseil de formation dans le premier degré) ou issus d'eux, parfois
dans des structures fonctionnelles (groupes départementaux inter catégoriels dans le premier degré, groupes d'expertise
de l'offre dans le second degré).

Même si la distinction “Maîtrise d'ouvrage / Maîtrise d'ouvre” était opératoire (le cahier des charges, le plan arrêté
étant de l'autorité du recteur et des IA-DSDEN), l'IUFM était également associé à l'étape de l'analyse des besoins
ou a celle de l'expertise de l'offre.

Situation actuelle
L'offre de formation (proposée et / ou retenue) classique, fonctionnant sur ce modèle perdure aujourd'hui.
Elle a diminué en volume dans le premier degré, en partie en raison de l'évolution des moyens de remplacement de la formation
continue. Elle est assez stable dans le second degré.
On est passé, pour donner un ordre de grandeur, de 11 000 h de FC assurée par des enseignants de l'IUFM à environ 7 000 h
en 2010/2011, intégrant T1(derniere vague), PEES, FC et animation pédagogique.

Dans le second degré 700 heures de formation continue classique sont assurées par les enseignants de l'IUFM, 1350 H
pour les PEES ; il faut ajouter les heures consacrées au CAPASH et au 2CASH. (une centaine d'enseignants concernés).

La répartition de l'offre “classique” de formation
- Des offres complètes de dispositifs de formation et/ou de modules proposées essentiellement par l'IUFM et présentées
en référence :
. au cahier des charges du PAF et des VDPF
. au socle commun de connaissances et de compétences
. au référentiel de compétences des enseignants.

- Des offres partagées, co-pilotées (à l'initiative de groupes thématiques disciplinaires, mixtes)
- Une participation à la demande des corps d'inspection :
. à des actions de formations (dispositif ou module) dans des dispositifs, à l'initiative des IEN dans le premier degré, des IA.IPR .
dans le second degré, dispositifs centralisés ou déconcentrés (PFE)

- Une offre certifiante ou liée à la préparation de certification ou de concours internes :
. Préparation CAPLP/ Agrégation interne > second degré
. 2CA SH > second degré.
. CAPA SH > premier degré

- Une offre destinée aux nouveaux enseignants :
Dès 2001, l'idée d'une formation conçue dans un continuum de la formation initiale à la formation tout au long de la carriere,
avait conduit à donner une place particuliere à la formation des nouveaux enseignants.

L'évolution du plan de formation initiale des PE et PLC avait conduit à une formation des nouveaux enseignants titulaires (les T1)
qui se construisait autour d'un approfondissement de FI, d'une adaptation aux besoins repérés par l'institution
quant au développement des compétences des enseignants recrutés et d'une réponse aux demandes qu'ils exprimaient.
Pres de 2500 heures y ont été consacrées en 2011.

Cette formation, mise en place pour les dernieres cohortes de PE2/PLC2 s'est superposée et parfois fondue pour partie
avec la formation des nouveaux enseignants recrutés par concours apres master, les PEES.
L'IUFM intervient toujours d'une façon conséquente dans cette formation PEES dans le second degré (1350 h)
moins dans le premier degré (1000 h en 2010/2011)
Un contexte nouveau, de nouvelles pistes pour l'offre de formation. Une relation Université/Académie en évolution.

La nouvelle formation universitaire des futurs enseignants n'est pas sans incidence sur l'évolution de la formation continue,
conçue désormais dans un continuum, dans le cadre de la formation tout au long de la vie.
Ajoutons enfin qu'outre la FC des enseignants, l'université permet a des étudiants travailleurs de se préparer à des diplômes
leur ouvrant les portes des concours :
Pour 2011/2012: 128 stagiaires de formation continue "non enseignants" dont 34 VAPP 85 (99 femmes et 29 hommes).
Une quarantaine de personnes sont en reconversion provenant de secteurs divers tels que: la gestion/comptabilité, le domaine
bancaire, le droit, le tourisme, assistante de direction, journalisme, commerce, etc.

Les enjeux
Une formation continue qui prenne en charge l'évolution des savoirs, l'évolution du métier d'enseignant et des métiers
de l'enseignement, les publics concernés par l'éducation et l'enseignement.
Dans chacun de ces domaines, l'université à sa place pour les apports de la recherche aux savoirs académiques et disciplinaires,
à la connaissance du système éducatif, à la didactique et à la pédagogie, aux connaissances sur la psychologie et la construction
des apprentissages.

Une ouverture de l'offre de formation
Tout en apportant sa contribution à l'offre qualifiante et/ou certifiante comme précédemment dans un dialogue concerté
avec le maître d'ouvrage académique, faire évoluer l'offre en apportant la plus-value de l'université.

Vers une offre diplômante
Afin d'accompagner les enseignants dans leur carriere et dans leurs perspectives d'évolution au sein de l'éducation nationale,
l'université peut apporter des possibilités de formations a visées diplômantes.

C'est sans doute une piste à travailler désormais. Comment permettre à des enseignants d'accéder à des diplômes dans leur vie
professionnelle ? Jusqu'alors, cette dimension était peu prise en compte par l'Institution, qui souvent ignorait les initiatives
d'enseignants, sauf au hasard d'une démarche de congé de formation qui l'en informait.

Des domaines sont d'ores et déjà défrichés par l'université
- En formation des formateurs, depuis deux ans des enseignants sont inscrits au Master éducation et formation,
spécialité formation de formateurs. Formations de formateurs qui permettent à 71 et 54 enseignants d'accéder au diplôme en 2 ans.
- En ASH, la formation certifiante au CAPASH d'enseignants se destinant aux emplois de l'ASH s'intègre à une premiere année
du master EERBEP de l'UCP ( 101 prévus en 2010/2011 et 87 prévus en 2011/2012)

Dès l'an prochain, une prise en compte de 2CA SH dans la meme perspective est envisagée.
Ce qui pourrait être un frein à ces évolutions, c'est évidemment la charge de travail qui s'ajoute à celle de la préparation
et de la classe.

Des pistes ont été entrouvertes pour faciliter l'accès d'enseignants en poste à une formation diplômante :
- formation en 2 ans du Master 2 formation des formateurs.
- Superposition de la formation CAPA SH / 2CA SH et de l'année 1 du master.

D'autres sont en projets, a étudier, discuter en concertation avec l'académie :
- Capitalisation de modules PAF, mise en oeuvre par l'université. Ainsi la FC “classique” serait-elle valorisée
par une reconnaissance éventuelle quand l'enseignant décide de s'inscrire au diplôme (les EC capitalisés peuvent utiliser
les possibilités offertes par la VES). Cela signifie évidemment l'acceptation d'une évaluation pour les enseignants.
- Utilisation des possibilités offertes par les VAP et VAE

Par ailleurs, l'université peut mettre en place des dispositifs d'EAD qui limitent les contraintes de déplacements parfois
rédhibitoires pour des enseignants ayant le désir de se former.
L'UCP utilise cette modalité pour la formation Master EEME, certains techno pro d'ores et déjà avec un dispositif fort d'ingénierie
pédagogique, avec des plateformes de travail collaboratif entre étudiants et en connexion avec des enseignants.
Un dispositif adapté a la formation continue pourrait etre envisagé pour offrir de la FC aux académies.

Conclusion
L'UCP, et ses composantes, propose une offre conséquente de FC dans le premier et second degrés. Elle répond au cahier
des charges académique en proposant une offre classique de FC en phase avec les priorités et en référence au socle
et aux compétences des enseignants.
Elle propose également une offre certifiante, une offre aux nouveaux enseignants, de préparation aux concours et, d'ores et déjà
appelée à se développer une offre diplômante. Les conditions de mise en ouvre de cette offre devront etre concertées
avec les académies.
Des démarches, notamment de capitalisation, d'utilisation des possibilités offertes par les VAE, VAP et VES sont à creuser.
Ainsi l'offre est-elle prete à répondre au mieux aux orientations de la circulaire de rentrée et s'intégrer aux “stratégies académiques”
comme il est demandé de le faire.
La formation doit “bénéficier des apports de la recherche scientifique et universitaire et permettre l'enrichissement
des connaissances des grandes problématiques éducatives et pédagogiques actuelles ” (circulaire de rentrée).
“ Le numérique représente avec les formations en ligne, une formidable opportunité ” (idem)
L'université est prête dans l'offre qu'elle propose, a participer à la “transformation et à l'amplification de l'effort de formation” (idem)
avec des offres différentes, complémentaires à celles du CNED, d'éduscol, du CNDP en apportant la plus-value de l'université.

Vous avez des remarques, des suggestions, des contributions à proposer sur certains des points, adressez-les à : jean-pierre.perol@iufm.u-cergy.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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